VTT sur le causse Sauveterre

1156 IMG_7018Après le petit déjeuner, nous partons pour . Nous achetons notre pique-nique chez le boucher et le boulanger du coin. Ensuite nous allons à la Cazelle, le bureau des guides. Nous y avons rendez-vous pour récupérer deux et pour la navette.
Le guide nous fournit tout ce dont nous avons besoin: deux vélos, deux casques, deux chambres à air de secours, une pompe et un topo. Il s’occupe de faire les derniers ajustements sur les vélos de tout le mode: changement de selle, gonflage de pneus. Puis, après avoir chargé la remorque du mini-bus de nos vélos et de ceux de l’autre groupe, nous partons pour Sauveterre. Sauveterre qui est justement sur le Causse Sauveterre, incroyable non? C’est là que le guide nous laisse, après nous avoir donné quelques indications sur le topo. L’autre groupe prend une autre direction. Nous ne reverrons plus personne pendant plusieurs heures…
Le topo est un roadbook composé de 20 photos avec des flèches incrustées indiquant les chemins à prendre. Il y a également une carte générale du Causse et des Gorges. Ainsi qu’un agrandissement sur une zone spécifique de l’itinéraire. Avant même de partir, certaines photos nous paraissent déjà douteuses mais nous partons quand même relativement confiants. Les 3 premières photos servent à sortir de Sauveterre. Trop facile! Pour la 4ème, nous avons tourné un bon moment avec un retour à la photos numéro 3 au bout de 30 minutes. C’est à peu prêt à ce moment là que la vis qui maintient la selle d’Anne en l’air lâche. La pauvre titite fera la suite avec une selle basse et qui ne tient tourne sur son axe. Le chemin est caillouteux. Dans les descentes, je suis un peu plus casse-cou qu’Anne, dans les montées je peine à la suivre… Nous sommes à la fois concentrés pour ne pas louper un checkpoint du roadbook et invités par le paysage à nous perdre sur le Causse.
Si, vu de loin, le Causse semble former un plateau au dessus des gorges, de près, c’est très vallonné. Quand on pédale dans les côtes et se crispe dans les descentes, c’est très sensible. Le paysage est sculpté par l’agriculture. Là où devrait se trouver une immense forêt, on trouve de grandes étendues agricoles. Ce sont les chemins pour aller de champs en champs qui forment notre itinéraire. Comme à chaque fois que nous sommes montés sur un causse, les vautours ont été de la partie. Plus distants, sûrement à cause du bruit des vélos.
1443 IMG_7027Vers 13h, nous trouvons un coin d’ombre, ce qui est plutôt rare, pour manger. Les pattes sont déjà lourdes et nous ne sommes pas du tout à la moitié. Les premiers mètres après le repas sont terribles mais ensuite nous reprenons notre rythme de croisière. Le chemin passe de terre caillouteuse à gravillons caillouteux. Difficile de dire ce qui est le plus agréable. Les chemins deviennent parfois étroits. Il n’y a guère que la largeur d’un cycliste. Les traces au sol montrent que seuls les deux roues et les chevaux passent par là. Mais les chevaux ont la peau plus épaisse que nous. Les ronces et autres échardes ne sont pas à prendre à la légère.
En milieu d’après-midi nous rejoignons le hameau de Nissoulogres. Cela signifie plusieurs choses. Déjà, c’est la fin du roadbook: pour le reste on se débrouille pour rentrer à . Ensuite, c’est le bout du Causse. Nous redescendons sur une piste mi-cailloux mi-gravier: que du bonheur. Comme Anne est moins à l’aise dans les descentes, je lui laisse le vélo avec la selle fixe pour prendre celle qui tourne. C’est assez pénible de ne pouvoir maintenir le vélo dans l’axe via un appui sur la selle…
Redescendus dans les Gorges du par le hameau de Villaret, notre chemin passe une fois de plus par Castelbouc (épisode 3, la revanche). Nous suivrons le chemin qui longe la rivière par le sud. Par moments agréable, ce chemin devient souvent pénible de par notre fatigue et sa trop grande technicité. Nous poussons régulièrement. Nous aurions pu retrouver la route coté nord au niveau du village de Prades, mais nous nous sommes obstinés. Nous avons donc suivi le sentier jusqu’au centre EPMM (là où nous dormons pour ceux qui suivent ;) ). Ce dernier passage est vraiment casses-figures. Nous poussons souvent. Le retour à la route est du coup un soulagement.
1449 IMG_7031Nous rendons les à au bout de 20km en 7h pour un parcours prévu pour 3h30… Après avoir un peu discuté avec le loueur de nos aventures, nous décidons que nous avons mérité une glace. La Halle au Blé est une fois de plus fermée et nous atterrissons au Pêcheur de Lune. Leur affiche flashy fait un peu peur, mais la pluie menace. Nous prenons donc place sur une table bien à l’abri. Le cadre est génial au milieu du village de pierre, mais loin des rues les plus touristiques. Le calme. Au moment du choix, je craque sur une crêpe plutôt qu’une glace. Je ne regrette pas mon choix: une crêpe avec des fruits dedans, du vrai chocolat fondu dessus, deux boules de glace vanille et une montagne de chantilly. La glace d’Anne est magnifique aussi, mais je crois qu’en goûtant la sauce chocolat, elle regrette un peu son choix… Nous accompagnons le tout d’un pichet de cidre. Comme prévu, la pluie tombe. Cela dure un petit quart d’heure, comme pendant notre épopée à la rame. La crêperie et son toit attire les foules d’un seul coup. Nous reprenons peu à peu des forces. Le Pêcheur de Lune est vraiment une bonne adresse (et pas trop chère) qui gagnerait à changer d’enseigne .
Nous rentrons au centre, pour prendre une douche et dîner. Nous sommes à bout de force. C’est le soir que choisissent deux groupes bruyants pour investir le centre. Le réfectoire résonne de leurs grosses voix. C’est également ce soir que pour la première fois du séjour, il y a du boucan dans les chambres et dans le couloir autour de nous. Je ne ferme pas l’œil avant bien tard. Demain nous ferons du tourisme histoire de nous reposer de notre folle semaine.

Les photos de la balade en VTT sur le causse Sauveterre.

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