Voët, la plongée que l’on ne peut pas faire

Voici la plongée que nous aurions pu faire, ce samedi matin, à , si elle n’était pas interdite par un arrêté préfectoral. “I have a dream” comme dirait une personne bien connue…

Je reprends donc mon récit (imaginaire je le rappelle). Nous nous serions garés à deux pas du bord de l’eau dans le chemin du Phare. Puis nous nous serions équipés sous un ciel bleu qui suit le temps pourri de ces derniers temps. S’en serait suivie une petite marche d’approche d’une centaine de mètres sur le chemin des Douaniers. Bien sûr, il n’y aurait pas eu de panneau interdisant la plongée juste sous le sémaphore… La mise à l’eau se serait faite à partir d’un petit ponton à quelques centimètres de l’eau et avec un escalier naturel pour la remontée… Bien sûr, comme il a plu ces derniers temps, la visibilité n’aurait pas été top… Mais comme on a un bel anticyclone sur le département, on aurait eu une mer calme et pas de vent. La plongée se serait déroulée dans un premier temps avec les roches main gauche pour aller vers le sud (et le large).

Puis notre route aurait sans doute croisé les gros câbles d’écoute en métal qui nous valent cette interdiction de plonger. Nous les aurions suivis tels des fils d’Ariane. A chaque fois que les câbles se seraient séparés, nous aurions suivi celui de gauche… Par cette visibilité réduite, nous aurions surement croisé du gros. Peut-être, qui sait, un gros mérou farouche. Surement quelques barracudas pas trop frileux. Puis suivant toujours nos câbles, qui doivent depuis le temps qu’ils sont immergés être complètement concrétionnés, nous arriverions à une grosse patate qui formerait un tombant magnifique entre 50 et 65m. Les câbles continueraient certainement leur course bien plus profondément, mais pour aujourd’hui nous en serions resté à cette patate. Dans ce havre de vie, nous aurions probablement pu voir une faune spécifique comme des oursins melons ou encore des gorgones noires (qui sont blanches, je le rappelle)… Le balai des barracudas continuerait sans doute au dessus de nos têtes….

Puis viendrait le temps du retour, avec notre fil d’Ariane… Nous aurions occupés notre décompression à nous balader le long du cap. Là se serait découvert un paysage où les roches joueraient à cache-cache avec le soleil. Les poissons auraient assurément été nombreux comme sur toutes les pointes de cap… Puis nous serions remontés avec des images plein la tête et non plein les APN, la profondeur nous aurait empêchés de les emmener… La petite marche de retour aurait semblé une formalité… Nous serions rentrés chez nous heureux.

Des fois, les arrêtés c’est (trop’)injuste. Nous aurions pu faire une si belle plongée…

PS: par contre nous sommes réellement allés voir s’il était possible de faire la plongée(-rando) sur Caussiniaire dont le topo nous est offert par Pierre-G. Et celle-là, c’est légal de la faire, mais ça va carrément être du sport !

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