Thau, c’est pas trop tôt !

Homo sapiens - Charles Nérot 04Après moultes tentatives, nous programmons à nouveau un week-end à Thau. Les précédentes fois, nous avons eu droit à otite, calculs et autre désagrément nous empêchant d’y aller. Cette fois-ci, tout semble bien parti. Le jeudi soir tout est prêt, et je dois rejoindre Charles le vendredi à Mouans Sartoux pour un départ le samedi de bonne heure.
Le vendredi, rien ne me retient à l’école après 16h. Je monte à la maison, prépare les derniers sacs et me mets en route. Tiens, la télécommande de ma voiture ne semble plus fonctionner. Pas grave, il y a encore une serrure… et non, ce n’est pas la télécommande qui est en panne, mais la batterie !! Une petite heure plus tard, dépannée par de sympathiques voisins, je pars. Arrivée Mouans Sartoux, je retrouve Charles qui me demande les adresses du club de plongée et de l’hôtel. Grumpf… On les récupère en ligne sur ma messagerie. Mais, euh, au fait, le GPS ?? Il est resté à la maison. Merci Papa, ton GPS est très bien aussi ! Le repas se passe bien et nous arrivons jusqu’à notre lit sans autre embuche. Ce n’est que le lendemain, en trouvant l’entrée de l’autoroute fermée, que nous commençons vraiment à douter du succès de notre entreprise…
Cereus pedunculatus - anémone solaire 02Pas de panne ni accident sur la route et nous voilà à Thau. Pain au chocolat, croissant, tout va bien ! Nous allons plonger sur quatre sites différents dans le week-end.
Tout l’abord des tables de conchyliculture (élevage de coquillages), où nous avons peu de chances de voir des hippocampes (mais verrons les deux seuls du week-end). Nous zigzaguons entre les cordes pour observer moules et huitres de toutes tailles et dans tous les états.
Le fameux ponton de la Bordelaise, accessible du bord. Décharge locale. Toutes les voitures volées du secteur y finissent leurs jours. C’est aussi le royaume des cérianthes. Sous le ponton, il fait véritablement nuit et quand nous tombons sur des cordes tendues (élevage sauvage de coquillages), nous redoublons de prudence. Entre cordes, détritus et piquets qui dépassent…
Hippocampus guttulatus - Hippocampe moucheté 17Le lendemain, nous remettons les combinaisons encore mouillées pour retourner dans cette eau à 12 degrés dans les zones chaudes, 11 ailleurs… Première plongée sur le “tombant” de Ronquerolles. Le terrain se casse sur un petit mètre et regroupe tous les mollusques volontaires, ainsi qu’une variété impressionnante de tuniciers, trop heureux de filtrer une eau aussi chargée.
L’après midi, Sydney, un bunker et ses environs. Très jolie plongée. Un lièvre de mer (ou d’étang) obèse tente de décoller, nous y croyons, mais il reste au sol ! Des doris mouchetés sortent de leurs cachettes.
Verdict : L’, c’est très différent de ce qu’on connait. Les plongées ne dépassent pas 6/7 mètres de profondeurs et nous aurions presque pu faire le week-end avec un seul bloc d’air. Dixit Jean-Marc du club Aqua, le printemps est la meilleure période et cela explique le manque de couleurs et la “faible” diversité par rapport à ce que nous avions imaginé, surtout en terme de limaces. Mais les hippocampes étaient au rendez-vous !

Les photos du WE à l’étang de Thau

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