Solvik Gård

0933 IMG_2654Nous nous réveillons en avance malgré un coucher bien tardif et après une nouvelle série de menaces à la douche, nous décidons d’utiliser celle de la cabane voisine… Plus tard, à trois, nous trouverons la clef du mystère…
Nous installons notre dernière lessive du séjour à sécher avant d’aller déjeuner. Le rythme est pris : petit déjeuner, préparation de la salade du midi et en route ! Sauf que cette fois-ci, nous devons aussi refaire des courses car dimanche est fermé et aussi deuil national (cf attentats), aucun espoir de se dépanner…
Après quelques hésitations, le bus arrive sur le parking et nous attaquons la montée à 11 heures passées. Le chemin suit une conduite forcée et c’est donc raide. Mais bref. Et nous voici devant un lac d’une couleur vraiment sympathique. Aucune velléité de baignade aujourd’hui. Entre les nuages et le vent glaciel, cela peut se comprendre… Ici, c’est déjà l’automne.
Quelques moutons nous narguent. Nous trainons la patte jusqu’au sommet le plus proche, histoire de. Et aussi d’avoir la vue sur le fjord voisin… L’heure tourne et je commence à avoir la tête qui tourne en plus des jambes en coton. A treize heures, je suis bien contente que nous nous arrêtions manger. Le riz de la salade est encore presque tiède et cela ne fait pas de mal. Il fait pourtant 14 degrés, mais nous finissons bien emmitouflés. Je remercie Charles de m’avoir induite en erreur et fait mettre mon caleçon thermique le matin (qui m’a tenu bien chaud dans la montée aussi…).
Une gorgée de thé plus tard, nous gambadons à travers le plateau, avec vue sur les glaciers, qui sont ici à 500-600 mètre d’altitude seulement ! Tout à coup, des moutons un peu particulier surgissent de l’autre côté du ruisseau : des rennes. Nos premiers ! Ils se déplacent vite et les images seront meilleures dans les mémoires que dans les appareils photos…
1635 IMG_2772Quelques traversées de rivières plus tard, et sur lesquelles nous passerons, nous attaquons la descente par un nouveau vallon. Une grosse bête blanche se profile entre les arbres. Thierry sort des jumelles et identifie un élan. Nous sommes tous formels ! Mais non, le guide nous réoriente sur un renne. Pas grave, il nous réjouit et tout le monde passe une bonne demie heure à mitrailler de photos… De notre côté, les résultats laissent à désirer, tant le pelage blanc a reflété de lumière…
Quand un renne brun rejoint notre bonhomme de neige, c’est l’apothéose, mais la difficulté augmente également car il faut choisir entre assombrir le blanc et garder de la lumière pour le brun !
S’en suit une descente rapide à travers les arbres (6km/h en forêt) jusqu’à la route. L’accompagnateur part devant à la recherche du bus et nous suivons à distance. Quelques 5 kilomètres plus loin, le voici qui apparait et nous nous entassons dans le bus dans l’attente d’une bonne douche pour nous remettre de nos 17 kilomètres de marche. Le paysage est encore très particulier, digne de la route du col du Brenner, mais à zéro mètre d’altitude. Les alpages tombent dans la mer, enfin dans le fjord, et on croirait plutôt voir un lac de montagne !
A huit heures, nous sommes bien contents de n’avoir qu’à mettre les pieds sous la table de notre hôte. Les plats sont simples, mais nous sortons repus (et je dois avouer, un peu lassée du poisson…). Nous finissons de trier les photos et de raconter notre journée avant d’aller nous coucher, car demain, deux balades nous attendent !

Les photos de Solvik Gård.
Le tracé sous Google Earth.

This entry was posted in Général and tagged , . Bookmark the permalink.

7 Responses to Solvik Gård

  1. Lady K says:

    Mais qu’est-ce donc sur la photo n°15 ??
    Jolis les rennes :) Le pont est pas mal dans son genre mais j’aurais un peu peur de monter dessus ^^

  2. Anne says:

    Mais on n’est pas monté dessus !!

  3. Anne says:

    Bah des crottes de rennes ! Bon app…

  4. Lady K says:

    Sur le pont ? Vous avez traversé à la nage ? :P

  5. Anne says:

    A gué ;)

  6. Anne says:

    Euh oups, j’ai rien compris :
    – Le pont était bancal mais solide, c’était presque du Ikéou. en plus si on ne le prenait pas, il fallait refaire toutes la rando à l’envers, donc…
    – On a pas mal traversé à gué aussi.
    – Je n’ai pas gouté les excréments de rennes.
    – Nous n’avons pas traumatisé de quadrupèdes.

  7. Lady K says:

    Tu me rassures sur les deux derniers points :P

Comments are closed.