Plongées du bord, le making off

Homo sapiens - Anne Nérot 01Bon ok, je fais le malin avec mes photos de bestioles bizarroïdes sortie d’on ne sait où. L’envers du décors, c’est que parfois, avec Anne, nous plongeons dans des conditions pas terrible, pour voir pas grand choses…Cela ne représente vraiment pas la majorité de nos plongées, mais, des fois, c’est un peu complètement la loose. Je prendrais comme exemple nos deux dernières plongées du bord:

  • Homo sapiens - Anne Nérot 02La première, qui s’engageait plutôt pas mal, sur un site que nous avons fait plusieurs fois : la promenade des anglais. Habituellement, le sable de nuit propose plutôt de belle rencontre. Là, la mer était un peu brassée, la visibilité médiocre. Moins de 2 mètres de visibilité horizontale. Pour rajouter un peu à l’ambiance glauque, nous n’avons pas recharger nos lampes. Ce sont des lampes à led avec près de 3 heures d’autonomie, donc pas de risque d’être dans le noir complet. Par contre, le faisceau qui diminue de minutes en minutes jusqu’à éclairer 10 cm devant la lampe. Anne et moi ne nous sommes pas lachés la main de la plongée pour ne pas nous perdre dans la touille. Dans cette plongée, il a été difficile d’observer convenablement la vie marine. Quelques rencontres notables – des congres juvéniles, des calmars ou encore une aphrodites – sont survenues comme des petits présent de la mer pour nous récompenser de notre persévérance.
    les photos de la plongée de nuit sur la promenade des Anglais
  • Posidonia oceanica - posidonie 01La deuxième, qui s’engageait tout aussi bien, sur la plage de Théoule. Après bien des discutions et après avoir regardé plusieurs plans, nous avons pris la mauvaise décision de partir du parking au bord de la route plutôt que celui au niveau de la mer. Nous pensions gagner en marche d’approche. Perdu. 15′ de descente de marches à l’allée qui se transformeront en 30′ à la remontée -galèèèèèère-. La mise à l’eau, comme la sortie de l’eau fut laborieuse à cause du ressac incessant. Il y a un masque à retrouver sur zone si cela vous intéresse. Sous l’eau, la note c’est pas beaucoup plus glorieuse. Le bord de mer avec de la roche sans doute intéressante est trop brassée pour être explorer ce jour là. En s’éloignant du bord, le tableau se noirci, ou devrais-je dire, se grise. La posidonie est partout recouverte d’une couche de sédiment et de moules broyées. Les corps morts trahissent la présence pas si lointaine des fermes marines. Tout autour, les fonds sont dévastés. Presqu’aucune vie n’arrive à tirer partie de cette couche de sédiment. La posidonie a renoncé et n’est plus présente. Point positif, Anne a pu tester son nouvel appareil photo sous l’eau. Il marche bien :D
    les photos de la plongée de reconnaissance à Théoule

Le tableau à l’air très noir, mais je m’éclate toujours autant à plonger à des endroits étranges de nuit. Cet article est juste là pour laisser la réalité ou elle est :)

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2 Responses to Plongées du bord, le making off

  1. Patrick says:

    Bonjour,

    Ca fait plaisir de trouver sur la toile d’autres doux dingues qui aiment les plongées bouillasses…
    Ahh, le tombant de la Prom, Le Cros de Cagnes… des sites merveilleux pour ceux qui s’intéressent à la vie sous-marine.

    Au plaisir de vous croiser !!! On se reconnaitra, on est très peu nombreux en néoprène sur ces sites…

    Patrick

  2. Anne says:

    Hello !
    En effet, pas tant de monde sur la vase, on se reconnaitra…

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