Mon premier hippocampe

Il y a des plongées qui vous laissent le sourire au coin des lèvres rien que d’y repenser. Je pense que j’aurais longtemps le sourire avec celle-là. Tout d’abord, programmé au dernier moment. La veille au soir je n’avais pas de bloc (le miens est parti en requalification), pas de binôme, et planifier une soirée préparation de cours bio. Bref rien de folichon. Et puis magie des copains fait effet. On me propose une plongée au graillon, on me prête un bloc… Merci Laurent ! Et puis retournement de situation, au dernier moment, changement du plan. Au lieu du graillon, ce sera la plage en face de l’église du Cros-de-Cagnes. C’est là que la plupart des autres plongeurs se disent qu’on est un peu fou d’aller là bas… C’est bien mal connaître la magie de la plongée.

Je vous dresse le tableau : fond vaseux, visibilité limitée à quelques centimètres, eaux à 15°… Bref pas de quoi imaginer ce qui nous attendait. On commence la plongée par se perdre mutuellement… Du coup on remonte, on refait un mini-briefing… Et on repart pour de bon cette fois !

Dès l’arrivée au fond, c’est le spectacle. De la vase sort la vie. Que ce soit les gonfarons qui gambadent dans toutes les directions, que ce soit les étoiles peignes (petits modèles) ou que ce soit les vérétilles, impossible de voir un espace sans vie. Mais ce n’est pas tout, quelques mètres plus loin on tombe sur un tombant. Certes ce n’est pas le grand tombant de coralligène, mais chaque rencontre sur ce tombant agglomérant galet et vases relève du paranormal. Les gorgones de toutes les couleurs (jaunes, oranges, roses) renferment de petits mollusques de mêmes couleurs : magique !

Sur le retour, des poissons en plein repos se laissent photographier : loup, sar, rouget, petite rascasse et un magnifique poisson en livrée de reproduction que je n’ai pas encore identifié. La représentation n’est pas clause et dans le sable on peut voir quelques pénatules et une seiche. C’est donc avec le sentiment d’une plongée bien accomplie que l’on se dirige vers la sortie… Quand se présente le bouquet final, caché entre le sable et un caillou : un hippocampe. Dans les détendeurs, on entend les cris de joie, c’est une première pour tout le monde. J’aurais bien fini le reste de mon bloc à l’observer… Mais la réalité a vite abrégé le rêve, et nous n’avons déjà plus d’air. Nous faisons donc juste quelques clichés avant d’aller nous coucher, le coeur tout léger… Pour sur nous y retourneront !

De la part de tous les présents, nous te dédions cette plongée Loïc

Les photos de la plongée en face de l’église au Cros-de-Cagnes

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