îles Éoliennes et Vulcano

Cartes des îles EoliennesL’objectif de la matinée va être d’atteindre , île principale des . Là se trouve l’hôtel dans lequel nous resterons quelques jours. Le roadbook qui nous a été fourni nous annonce une sur , le premier de notre périple, cet après-midi. Au niveau timing, nous ne sommes vraiment pas sûrs que c’est possible, mais on verra bien.
Nous prenons donc un copieux petit déjeuner avant de partir. D’après le topo, nous avons le choix pour rejoindre Messine entre prendre le train à 9h10 ou prendre le bus à 9h. Avec le train, on est censé arriver avant et comme la correspondance d’après est plutôt courte, on opte pour cette solution. Nous attrapons donc un bus (le 448) pour la stazione de Catane. Petit détail que nous ne savions pas, il faut acheter ces tickets à l’avance, pas possible d’en acheter dans le bus… Nous arrivons vers 8h50 à la gare. Parfait donc…
Sauf que le train n’est prévu qu’à 9h30 au lieu de 9h10. Ce qui nous ferait louper la correspondance suivante… La gare des bus est en face de celle des trains, mais c’est vaste et il y a plein de compagnies. Anne part donc en éclaireuse m’abandonnant avec notre tas de sacs. Quelques minutes plus tard, je la vois surgir au loin en courant. Je comprends que le temps presse et me prépare à courir avec les sacs. Anne a réussi après une course contre la montre à obtenir 2 tickets pour Messine avec départ à 9h (il est 8h58), mais nous ne savons pas d’où le bus part ! Nous savons que le bus est rouge et qu’il est… de l’autre coté de la « place ». Nous arrivons enfin à trouver le départ, juste à temps ! Ouf.
C’est parti pour une heure de bus. Sur notre gauche, on peut voir l’Etna encore enneigé au loin. Nous y reviendrons en fin de séjour. Le bus nous lâche devant la gare de train. Nous rencontrons une famille française qui comme nous a pour but d’arriver à . Un peu perdue, elle nous suivra plus ou moins jusqu’à destination. Après avoir interrogé des passants, nous découvrons que le bus suivant (Gientabus gris) part quasiment de l’endroit où le précédent nous a lâchés et qu’on peut prendre le ticket à l’intérieur.
Le bus suivant nous emmène donc jusqu’à Milazzo directement au port. Reste maintenant à trouver la navette pour … Nous partons vers l’ouest du port pour demander notre chemin à un agent du port. La famille de tout à l’heure nous suit discrètement de loin. En fait c’est de l’autre coté à 400m pour prendre les tickets. Nous irons donc par « aliscafo » (des hydroglisseurs) jusqu’à .
Nous arrivons vers 13h. Le bateau pour est à 14h15 et nous devons encore trouver l’hôtel, prendre possession de la chambre, faire nos sacs de , et manger avant de repartir ! Et c’est reparti pour une marche rapide… La ville possède deux « ports » et nous pensions être à l’autre quand nous nous sommes précipités dans les rues. Après quelques mauvaises routes, nous trouvons l’hôtel. Et sans perdre de temps, abandonnons nos affaires pour la suite. Nous trouvons dans une des rues parallèles au port des paninis et des boissons pour manger en « attendant » l’aliscafo qui part dans 10 minutes. Deuxième tour de bateau de la journée.
Le voyage est court, 10 minutes à peine. Et nous voilà sur une île inconstructible car le n’est pas éteint mais qui comporte quand même 800 chambres d’hôtels… 1520 IMG_1265Nous attaquons donc ascension de . Une des premières choses qui étonne quand on monte, c’est la différence entre ce qui est encore un peu actif et complètement minéral dans son aspect et son grand frère éteint juste à coté sur lequel la végétation est luxuriante. Le point culminant est à 395m. Nous y sommes assez rapidement. La partie nord-est du cratère crache des fumerolles chargées de souffre. Tant que le vent pousse dans l’autre sens tout va bien. Par contre quand le vent tourne, l’odeur est agressive. 1555 IMG_0457Nous passons vite au chèche qui nous fait office de masque à gaz. Les vents nous sont globalement favorables et nous pouvons approcher assez prêt des fumerolles pour admirer les couleurs jaunes près à leur base.
Le topo donnait la balade en 3h, nous avons mis beaucoup moins, ce qui nous a permis de visiter un peu le village. La ville est complètement touristique. Une des attractions est le bain de boue. Nous passons notre tour, peu tentés par l’expérience. Les plages de sable noir nous rappellent notre passage aux Canaries. Nous en profitons pour faire une sieste.
1732 IMG_1309Nous avons décidé de rentrer par le bateau de 18h50 ce qui nous laisse le temps de manger une délicieuse glace en plein vent. Autant il fait chaud en journée, autant dès que la luminosité baisse, la sensation de froid arrive (pourtant il fait presque 30°). Je crois que si nous avions à le refaire maintenant, en connaissant un peu mieux les aléas de la navigation dans le coin, nous serions partis par un bateau plus tôt, histoire de ne pas risquer de rester coincés sur l’île… Oui parce que c’est comme ça ici, s’il y a un peu de vent, comme il n’y a pas de vrais ports, les bateaux ne peuvent plus accoster et hop, vous êtes coincés là où vous êtes.
Mais Éole était avec nous et le bateau est arrivé avec 45 minutes de retard et nous avons pu embarquer pour . 15 minutes plus tard, nous prenions notre douche à l’hôtel. Nous ressortons complètement épuisés par notre journée pour trouver un restaurant. La carte est un peu compliquée pour notre état de fatigue et nous prenons des pizzas.
Direction le lit. La journée de demain n’est pas censée être de tout repos non plus…

Les photos prisent sur Vulcano.

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One Response to îles Éoliennes et Vulcano

  1. Lady K says:

    Une bien belle première journée ! J’aime beaucoup la photo où l’on voit le grand frère du volcan, tout vert …
    Et ça à l’air ben compliqué pour les transports ! Une vraie course :)

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