Croisière plongée près des îles d’Hyeres

Il y a des WE comme ça, où on est ailleurs, hors du temps. Un tour en avec Bruno de Venus Plongée fait partie de ces moments là. Au port de Bormes, on monte à bord du bateau et subitement, le temps s’arrête.

Première nuit en mer, le bateau s’arrête avec le sec de la Gabinière visible de ma couchette… De beaux rêves en perspectives… Bon les rêves c’est beau, mais la mer reste la mer et à 3h du matin, elle nous a gentiment dit d’aller nous poser ailleurs (vent + houle). Bruno reprend donc la bar pour nous emmener à l’abri de la Pointe de la Galère.

Au petit matin, on apprend qu’un des moteur à des soucis techniques… On est donc gentiment invité à aller faire un peu d’apnée et de snorkeling en attendant. Pierre-G et Joëlle en ont profité pour tester leurs appareils photos. Pendant ce temps, ça s’active dans les soutes et très vite Bruno trouve la cause. Avec son réseau d’ami, il aura les pièces livrées à le jour même !

On repart donc sur un moteur pour faire une plongée sur la tant désirée Gabinière. Ce petit caillou au milieu d’une zone protégée nous montre comment pourrait être toute la méditerranée sans pêche excessive ni intervention de l’homme. La faune et la flore y sont à l’aise et peu craintif à l’approche de plongeurs. Je laisse les photos parler d’elles mêmes… D’ailleurs, l’après-midi on a demandé à replonger dessus, c’est pour dire.

On finit donc la journée à où le bateau restera à Quai pour permettre à Bruno de faire les réparations (pendant la nuit !). Il faut bien se reposer cette nuit, demain c’est journée épaves ! Il va falloir être d’attaque.

On commence la matinée par la mythique épave du Donator. Elle git par 52m de fond et sert d’Oasis de vit au milieu d’un désert de sable. Tout y est à la mesure du cargo, les mérous, les sars, les dentis… Que dire de la taille de l’hélice, chaque pale fait la taille d’un homme ! Le cargo est éventré et laisse apparaitre ses cales et ses nouveaux habitants. Sans conteste une des plus belles épaves de méditerranée. C’est toujours dans un mélange enivrant de plaisir accompli et de tristesse que l’on quitte cette épave.

L’après-midi nous faisons le Grec. Un peu moins profond, 48m à l’hélice, ce cargot n’a pas grand chose à envier au Donator. Ici les anthias sont rois, une nuée recouvre toute l’épave. Par contre les conditions ne sont pas les mêmes avec un courant à décorner une flabeline ! La remontée est d’autant plus cruelle que c’était la dernière plongée de la pour moi (Pierre-G et Joëlle restant 2 jours de plus). C’est donc au ralenti (et en drapeau!) que j’entame la remontée, profitant au maximum de ces derniers instants.

Une seule question se pose à la fin : à quand la prochaine fois ?

Les Photos de la croisière plongée

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