Ambiguité des plongés hivernales

Torpedo marmorata - raie torpille marbrée 04Mise à l’eau facile sur une pente de sable. Tout va bien. Petit à petit, l’eau s’infiltre dans les chaussons et le froid raidit les pieds. Nous nous immergeons et j’ai presque mal à la tête à cause du froid. Pour quoi faire ? Est-ce que nous aimons vraiment plonger à ce prix ? Je m’interroge, mais brièvement. La vie foisonne, à quelques centimètres sous l’eau. Alors oui, j’aime ça !!
Charles découvre une crevette et sa mue. Pas inspiré côté photo le Charles. C’est moi, avec mes gros gants qui dois sortir l’appareil et faire la mise au point sur la carapace transparente. Ce n’est que le lendemain, après avoir sorti et trié les photos que je saurais que ça vaut le coup…
La plongée continue et les bêtes rencontrées grossissent. Un raie torpille roupille. Photos à gogo. Un peu plus loin dans le sable, je crois trouver son empreinte précédente. Charles reste en arrêt. Pas une empreinte, mais une seconde bête, bien recouverte de sable. Le camouflage avait bien fonctionné avec moi ! Madame Torpille accepte de se bouger un peu, révélant la fragilité de sa dissimulation.
Sabella spallanzanii - Spirographe 01Nous continuons notre plongée sans descendre en-dessous de trois mètres cinquante. Sépiole, beaucoup de crevettes, un poulpe, une petite congre bleu dans les posidonies, des vers étranges qui se dressent au-dessus du sable.
Charles trouve un uranoscope. Curieuse, je lui proposerais bien un petit escargot pour le voir manger, mais Charles me voyant trop près, me met en garde. Tant pis pour la science !!
Je me rabats sur un calmar qui nage presque aussi vite que moi (ou l’inverse…). Pour me remercier, Charles fait la danse du bivalve au-dessus d’un double trou dans le sable. Gagné ! Je vois les siphons !!
Une nacre bien ouverte, un serpenton (oui, on en trouve à moins de 800 mètres de profondeur).
Nous sommes tellement bien.
Par sagesse, et parce que nous sommes encore en hiver, nous sortons au bout d’une heure, de l’air dans le dos et des images plein la tête et la carte mémoire…
Verdict : Choc de l’eau froide, préparation et transport du matériel, habillage, déshabillage, rinçage… ça vaut le coup !!

Les photos de la plongée de nuit plage Keller

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2 Responses to Ambiguité des plongés hivernales

  1. myriam says:

    j’ai toujours du mal à imaginer qu’on puisse voir des animaux aussi nombreux et colorés et avec les photos, j’ai la chance de les découvrir sans aller me mettre les oreilles dans l’edau froide… merci les petits.

  2. Anne says:

    C’est vrai, j’ai oublié le moment où l’eau arrive dans la cagoule et emplit le conduit auditif…

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