Les bestioles de la nuit

La nuit tombe sous l’eau. Les maîtres de lieux changent.

Les poissons cherchent une cache pour la nuit. Certains vont dormir en pleine eau. D’autre s’enfouir sur le coté dans le sable. D’autre encore vont se poser dans un recoin de roche. Ils changent alors leurs couleurs afin de mieux de se fondre dans leur milieu.

C’est aussi à se moment là que se réveille toute une faune. D’abord les crustacés et les mollusques qui profitent de la nuit protectrice pour aller chercher à manger. C’est ainsi que l’on peut voir plein de petite crevette partout sur le sable. Profitant de cette manne on peut voir des sèches qui n’ont plus qu’a se servir devant ce repas facile.

Le grand Bernard l’Hermite avec 5 ou 6 compagnes anémones sur son dos sort faire sa ballade. Avec de la chance on peut voir quelques Cigales de mer, espèce autrefois tant péchés qu’aujourd’hui elle est presque disparue…

Le poulpe quand à lui, sort enfin de sa cache pour trouver toutes sortes de coquillage, chapeaux chinois et autres bivalves: avec ces 8 tentacules il sonde les fonds et ne leur laisse aucune chance. Le tas de coquillage devant son antre laisse rêveur quand à l’ampleur du carnage !

Mais ce n’est pas tout, d’autres animaux plus insolite se mettent en mouvement, telles les anémones qui ne sont pas fixe sur leur pied!!! D’autres filtreurs émergent du sable pour capter les particules en suspension, toujours prêt à s’enfouir a nouveau à la moindre alerte.

Enfouis dans le sable on peut trouver des prédateurs tels les serpentons ou les raies torpilles. A l’affût et bien protégés ils sont la craintes des autres noctambules de la mer.

Mais tout n’est pas rose. Pendant notre ballade, nous avons rencontré tout un tas de déchet (bouteilles plastiques, emballages, pièces en plastique, chaussures…) qui laisse penser que si nous ne faisons rien tout cela pourrait disparaître et laisser place à la pollution…

Il y aurait encore beaucoup à dire… Mais cela fait déjà longtemps qu’il n’y a plus 50 bars dans la bouteille. Il est maintenant temps de remonter. En fait de remontée, il s’agit juste de relever la tête. Nous n’étions qu’a quelques mètres de la surface, nombre de mètre que l’on peut compter sur les doigts d’une main! Le retour à notre réalité est plus difficile. L’eau est à 16° mais l’air est à 2° ! Peut importe, on a encore la tête dans un autre monde et on se demande quand est ce qu’on recommencera.

Accessible à tous les plongeurs d’un point de vue technique ces plongées de nuits font découvrir une petite partie de la grande richesse peu connue que recèle notre belle méditerranée…

Les photos de la plongée de nuit à la Garoupe

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