Croisière nord en Mer Rouge

aéroport de NiceJeudi 26 février 2009
Jeudi matin, le sac de plongée est ficelé depuis le week-end, le sac de à peine commencé… Nous arrivons à Carros à 11h45, mangeons en vitesse et la maman de Charles nous dépose “just-on-time” à l’aéroport. Résultat, nous ne sommes pas placés côte à côte dans l’avion et Charles use de tout son charme pour convaincre son voisin d’échanger avec moi. Marc et Maud sont assis juste derrière. De l’aéroport de Roissy, une navette nous amène à un hôtel qui n’est pas le notre ; nous dépose à un arrêt de bus et nous souhaite bonne chance. Un bus plus tard, nous nous installons à l’hôtel et partons repérer la gare de RER, les horaires et chercher un restaurant pour le soir. Nous sommes en pleine zone d’activité et tout est fermé le soir. Choix : le bar-lounge hors de prix de l’hôtel ou une brasserie au parfum d’oignon…
Jacques nous rejoint et par miracle, une brasserie propre et sympa est restée ouverte (merci la foire de l’agriculture : nous sommes à deux pas du Parc des Expositions et le restaurateur compte sur la venue d’exposants).

Croisière Nord - MapVendredi 27 février 2009
A cinq heures, le téléphone de Charles sonne et la télé se met en route. Il faut se lever et regrouper nos affaires. Une douche plus tard, nous descendons et retrouvons Jacques et Théo (arrivé dans la nuit) dans le hall. Quand Marc et Maud nous rejoignent, nous filons prendre le RER. Balade dans l’aéroport. Le stand Marmara est déjà pris d’assaut. Nous larguons les bagages à l’enregistrement et c’est parti !
Une demi-douzaine d’heures plus tard, nous montons à bord de l’Ertan, au ponton du club Marmara d’Hurghada. Nous avons l’après-midi pour nous installer, faire connaissance des quatre autres urs (Sophie et Alex, Michel, Catherine) et pour certains, les dernières courses…
Repas pantagruélique et nous disparaissons rapidement dans les cabines. La nuit sera fraîche…

Goélette turque - ErtanSamedi 28 février 2009
Tout se met en place et nous bouillons dès 7 heures du matin, impatients de partir et de plonger. Notre guide, Hussein, nous présente le début de l’itinéraire puis fait le briefing de la première explo. Nous déjeunons et partons faire le tour d’une patate. Des dauphins nous narguent tant que nous sommes sur le bateau puis s’éclipsent. Poissons, coquillages et échinodermes nous attendent, dont un oursin… et une énorme holothurie.
L’eau est agréable mais très salée. Je cède un de mes plombs à Charles, mais nous finissons tous les deux très légers…
Manger, dormir…
Nouveau briefing, nouveau récif, nouvelles rencontres : poissons-coffres, une raie pastenague, des limaces, balistes, rascasses volantes…
Yasser, le second guide, passe sa plongée à jouer avec cinq dauphins qu’il photographie sans pitié.
Douche, apéro. Rubicube pour Charles, journal de bord pour moi et Sudoku pour Théo, dans le coin sobre…

Anne Doiseau et la tortue imbriquéeDimanche 1er mars 2009
Lever matinal. A 5h00 et en même temps que le moteur, nous nous réveillons.
Au programme, une échouée en avril 1983. Le Carnatic. Topo, organisation, tournées de zodiac, tout y est…
Deux équipes et les deux guides prennent place dans le zodiac. Trop lourd, le second guide retourne sur le bateau. Le zodiac doit traverser une passe pour déposer ses plongeurs de l’autre côté du récif, mais la mer est formée et il revient écoper et s’alléger.
Deuxième essai. Le boudin flottant n’arrive toujours pas à destination et revient au bateau. Bascule arrière et tout ce monde regagne le bateau à la nage. L’ ne sera pas pour aujourd’hui. La plongée de nuit non plus…
L’Ertan reprend la mer et nous met à l’abri derrière une île. Plongée récif. C’est très beau. Au bout du site, nous débusquons des petites crevettes translucides et les fameux poissons de verre.
Egalement au programme : murènes de toutes tailles, faux poisson pierre, une tortue (trop profonde pour mon oreille gauche, qui bloque)… et, surprise, un poulpe !
Seconde immersion de la journée en récif aussi. Cette fois, deux tortues nous attendent sous le bateau et je peux les suivre. Au retour, ce seront deux calmars, au même endroit, mais en surface. Pendant la balade, une raie pastenague et une raie torpille, des poissons coffres, des murènes blanches et surtout, le thème du lagon : les serpents de mer. Charles me surveille, car j’ai tendance à m’approcher, aveuglée par l’appareil photo. Les reptiles fouillent sable et trous, surveillés par des perches des sables. Seraient-ils en train de perdre leurs œufs ? Au bout de 91 minutes, nous refaisons surface et partons nous réchauffer dans la cabine. Avant le repas, dégustation de rhum égyptien. Verdict : Ils n’ont aucun mérite à ne pas en boire ! Alcool à brûler éventé, au goût de caramel…
Repas et dodo.

Anne Doiseau et le poulpeLundi 2 mars 2009
Lever moins matinal. Le vent souffle toujours, nous interdisant les s.
Départ en groupe.
Nous traversons un champ d’anguilles jardinières.
Deux dauphins se faufilent entre nous. Je flashe au hasard, prise de court. Charles se tourne et les voit, de dos.
Balade le long du récif. Au-dessus, thons et barracudas chassent. Les barracudas nous tournent autour. Sur le retour, nous trouvons un planaire noir, à bords orangés, et surtout, notre premier poisson crocodile. Belle brochette d’échinodermes : une holothurie en train de se lécher les doigts, divers oursins (bonnet de prêtre, cuir de Mer Rouge, à piquants épineux…). Retour au bateau pour un solide petit déjeuner…
En début d’après-midi, première de la . U’Lyesses semble s’être encastré dans le récif en 1969.
Nous terminons la journée par une plongée de nuit sur un reste d’ à Gobal. Les règles du jeu : 15 mètres et 45 minutes maximum.
Un poisson crocodile au mouillage.
Tout ce que nous entrevoyons habituellement au fond de trous est sorti et parade : murène géante, oursins, holothurie lèche-doigts, rascasses volantes… Fin du temps imparti. Je donne la direction. Notre bateau est à l’opposé…

Homo sapiens - Anne Doiseau - ambiance épave 01Mardi 3 mars 2009
De bonne heure, nous naviguons vers le nord. L’objectif : Deux plongées sur le Thistlegorm. Un monstre coulé pendant la seconde guerre mondiale, avec toute sa cargaison à bord : locomotive, motos, bottes… Les tôles pourtant épaisses sont tordues et des débris entourent largement la coque. L’eau est trouble et il est difficile d’avoir une vue d’ensemble. Chaque maillon de la chaine est gros comme une cuisse. A l’intérieur, je tente les photos sans flash… La plongée est magnifique mais presque trop facile par rapport aux s du Var. Ici, du soleil, peu de profondeur, pas de courant.
Nous quittons les lieux et regagnons un des premiers sites pour une plongée de nuit sur Shaab Umm Usk. Charles est assailli par les oursins, nous nous ébahissons devant les gorgonocéphales déployés. Une langouste noire se dérobe à notre regard ; calmar, barracudas et orphies nous saluent depuis la surface. Quarante-cinq minutes, c’est court…

photo de groupe 02Mercredi 4 mars 2009
La météo s’est améliorée et nous retournons faire les s inaccessibles en début de séjour.
Tout d’abord le Carnatic, qui transportait des bouteilles au XIXème. Il reste la coque et les armatures du pont. Nous nous amusons à entrer et sortir, serpentant entre les poutres. Des syngnathes s’amusent.
Deuxième : Ghiannis D, transporteur de bois. Nous entrons dans la coque. C’est la première fois que je me balade dans la salle des moteurs d’un bateau J’ai l’impression de visiter un moteur, et par moments, tout à l’air prêt à repartir. C’est un véritable labyrinthe. Assez large pour se balader, assez incliné pour faire perdre tous repères…
Une fois sortis ; nous trouvons la cargaison de planches. Encore robustes après 26 ans d’immersion. Une pastenague plus tard, nous montons faire nos trois minutes de sécu à la cheminée. C’est sans compter un gros bateau de plongeurs qui a décidé de mouiller jute au-dessus…
La treizième plongée du séjour nous rapproche d’Hurghada. Plongée de coucher de soleil sur Shaab Sabina. Trop tôt ou trop tard ? La lumière et la vie sont absentes. Balade au ralenti, tranquilles. Au bout d’une heure, nous sortons le parachute puis la tête. Il fait nuit et nous n’avons aucune idée de l’endroit où est le bateau. Plop, le couple Gérini nous rejoint et nous faisons des signaux à l’intention du zodiac chargé de nous récupérer. Il s’arrête enfin à quelques mètres et nous fonçons droit sur le récif de corail pour le rejoindre !
A la fin du repas, l’horaire d’avion est confirmé : trois heures du matin. Cela suffit à nous dissuader de plongée le lendemain matin.
Soirée gâteau et danse.

ambiance studieuse 01Jeudi 5 mars 2009
Quelques plongeurs s’immergent et affrontent le courant pendant que nous jouons aux cartes.
Bagages, remise d’enveloppes à l’équipage et aux moniteurs… Baignades plus ou moins volontaires…

C’est fini ! Nous rentrons sur Paris puis Nice après une journée d’attente à Roissy.

Les photos de la croisière nord en Mer Rouge

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3 Responses to Croisière nord en Mer Rouge

  1. myriam says:

    beau récit comme d’habitude

  2. Maud says:

    Je ne me lasse pas de regarder ces photos qui me rappellent de bons souvenirs….

  3. Marco says:

    Sniifffffff
    C’est finit l’Egypte. INOUBLIABLE !!!!

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