1, 2, et 3 zéro

1030 - Colchicum multiflorum - colchiques dans la neigeAucune possibilité de randonner depuis fin aout, plongée oblige… Ce week-end, nous sommes libres le dimanche et la météo est annoncée clémente.
Malgré un coup de fil de mes parents qui campent le samedi soir sous la neige, nous nous mettons en route dès le matin pour Isola 2000. L’idée est de gravir le Cime de la Lombarde depuis la station.
Quelques kilomètres après Isola, la route se met à glisser gentiment mais régulièrement. Il reste 15 bornes à faire et ça glisse de plus en plus. Premier “but” de la journée, nous faisons demi-tour et avisons un départ de balade sur le côté de la route (balise 60). L’objectif est de monter à Guercha Souberane, un ancien hameau dont quelques maisons ont été retapées et servent visiblement aux bergers. Il faudra ensuite choisir entre le vallon qui monte au Col de Guercha et celui qui mène aux Lacs du Lausfer.
En sortant de voiture, nous sommes saisis et le thermomètre descend vite de 23°C à 1°C ou 2°C… Nous montons une piste gelée. Mi-octobre nous nous croyons déjà en hiver.
Arrivés à Guercha Souberane, nous choisissons l’option Lacs du Lausfer, mais entre les enclos fils électrisés et la neige qui masque le relief, impossible de trouver le sentier. Second but de la journée. Nous rebroussons chemin et après une pause biscuits, empruntons l’autre direction, ensoleillée !
Petit à petit le vallon se resserre et devient très pierreux. Toujours pas franchement de chemin. Une trace jaune de temps à autre et finalement des traces de pas. Le paysage n’est pas très engageant, mais à défaut du col, nous décidons de poursuivre jusqu’à la “Cabane Mouton” indiquée sur la carte.
Gauche, droite, gauche, droite…
Nous arrivons en vue de la crête qui précède à notre avis la cabane quand des aboiements se font entendre. Un gros pastou monte la garde sur la partie gauche du vallon. Pour le laisser tranquille avec ses moutons, nous partons côté droit. Charles passe devant et rejoint la crête. Là, un concerto pour élevage le salue, amplifié par l’écho. Il jette un œil et rebrousse chemin. Deux énormes pastous apparaissent sur la crête et menacent de descendre. Nous nous éloignons prestement dans le pierrier enneigé, pestant contre ces chiens de plus en plus souvent menaçants envers les randonneurs. Troisième but ! Grumpf… Je n’ai même pas vu la cabane (deux bouts de tôle d’après Charles) ! Je ne sais donc toujours pas si je suis pour ou contre le loup, mais je me sens de plus en plus contre le pastou, qui lui m’a déjà gâché quelques balades !
Nous redescendons, enfin au soleil et au chaud (12-14°C) et regagnons la voiture de bonne heure.

Photos de la rando

This entry was posted in Général, Randonnée and tagged . Bookmark the permalink.